Destruction d’écosystèmes

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Le nombre d’installation d’éoliennes croît ce qui inquiète le Groupement Ornithologique des Deux-Sèvres GODS. Ces installations ne seront pas sans poser de graves atteintes à la biodiversité.

Nouvelle République

(information du Schéma Régional Eolien 2012)

L’installation d’un parc éolien est susceptible d’induire des effets notables sur les habitats naturels et les espèces floristiques et faunistiques qui leur sont inféodées. Ces impacts peuvent se faire sentir non seulement pendant la phase de travaux pour la mise en place des éoliennes, mais aussi pendant toute la durée de fonctionnement du parc. Les groupes d’espèces les plus affectés sont les oiseaux et les chiroptères (chauve-souris)

Pour les chauve-souris, le risque de collision est d’autant plus élevé que le parc éolien se situe dans une zone forestière ou à proximité d’une lisière ou d’un réseau de haies. Certaines zones plus ouvertes constituent cependant des zones de chasse qui restent potentiellement à risque.
Pour les chiroptères, la perte d’habitats concerne des espèces sensibles à la fragmentation de leur habitat, à l’ouverture des milieux (ce qui est le cas avec la création des emprises aux sols en milieu boisé). Les plus sensibles à cet impact sont les murins, rhinolophes, oreillards, et la Barbastelle d’Europe. Elles utilisent la végétation (lisières, haies, allées forestières) comme axes de déplacement mais aussi comme zones de chasse.

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Ces installations industrielles détruisent des écosystèmes en tuant les oiseaux et les chauves souris. Installées dans leur espace vital, elles perturbent aussi gravement leurs comportements, mettant en danger la survie de ces espèces fragiles.

Une pâle d’éolienne tournant à pleine puissance atteint près de 300km/h, par vent moins fort cette vitesse se situe entre 100 et 200 km/h. Il est peu étonnant, par conséquent, qu’autant d’oiseaux de toutes sortes se fassent surprendre, et tuer (ou grièvement blesser). La différence entre la lenteur apparente des pales et leur grande vitesse réelle, et l’attraction exercée par la possibilité de se percher et de trouver facilement du gibier, transforment les éoliennes en pièges géants pour les rapaces, comme elles le sont pour d’autres raisons pour les hirondelles et les chauves-souris.
Pour faire «passer» les projets éoliens à très fort impact sur les espèces protégées, les consultants suggèrent en général d’appliquer certains procédés visant à la réduction des risques, par exemple le système de détection radar et d’effarouchement sonore « DTbird ». Mais il faut savoir qu’aucun de ces procédés, aucune de ces formules n’a prouvé son efficacité. Partout où ils ont été mis en œuvre, ils ont échoué (par exemple à Altamont Pass, Woolnorth, Smola, Tarifa). Le président de la LPO l’a reconnu lui-même : « il n’existe pas à notre connaissance à ce jour de systèmes efficaces pour réduire de manière significative la mortalité avienne »

Les chauves-souris, très utiles à l’homme, sont toutes en déclin ; et elles ne peuvent se récupérer que très lentement, chaque femelle n’élevant en général qu’un petit par an. Beaucoup sont classées comme menacées d’extinction. Sans elles les agriculteurs, l’industrie forestière et l’Office national des forêts devraient employer davantage de pesticides pour éliminer les insectes qui attaquent arbres et cultures. Or ces petits mammifères sont tués en masse par les éoliennes, qui les attirent.

Protection de la nature

Le conflit d’intérêt de LPO : Protéger les oiseaux ou travailler pour les industriels de l’éolien ?
À vouloir « accompagner le développement des éoliennes en France afin que celles-ci ne soient pas un facteur supplémentaire de perte de biodiversité » en tant qu’association protectrice des oiseaux tout en travaillant avec les industriels de l’éolien ou avec les ministères comme prestataire de service pour se financer mais en affirmant avoir là aussi le même objectif, la LPO mélange les genres au risque d’être suspectée de conflit d’intérêt.
Lorsque l’on sait, grâce en grande partie aux données et aux études publiées ou diffusées par la LPO d’ailleurs, que l’éolien industriel fait peser des menaces graves pour les oiseaux et de façon plus générale pour la biodiversité, il est difficile de faire confiance à cette association dont la raison d’être serait de les protéger mais qui affirme son attachement de principe au développement de cet éolien dont, de plus, elle tire profit en tant que prestataire de services naturalistes
Aller rechercher avec ou sans chien les cadavres de malheureuses chauves-souris au pied de ces mats qui n’ont rien de cocagne, voilà une mesure propre à faire baisser la pression qu’exerce les aérogénérateurs sur ces espèces fragiles ! Est-ce la LPO qui se chargera de ce travail deux jours par semaine, à 500 euros la journée, selon les tarifs révélés par le Canard enchaîné. Que propose donc comme mesures la LPO ? Il semble que sa mesure « phare » serait l’installation de dispositifs d’effarouchement…

Dans ses articles Art. L. 411-1 et L411-2, le Code de l’Environnement interdit de détruire ou de déranger des spécimens d’espèces protégées (toutes les chauves-souris, 275 espèces d’oiseaux). Ces articles précisent aussi qu’il est interdit de détruire ou d’altérer les habitats de ces espèces, sauf dérogation. Cette dérogation doit faire l’objet d’une procédure consultative dite de « Demande de dérogation », avec la nécessité d’obtenir l’avis du Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN)

Etude d’impact d’un parc éolien

Pour chaque projet éolien, les promoteurs doivent remettre une étude d’impact et de danger. Ces études sont confiées à des bureaux d’études ou des associations de protection de la nature, et sont directement financées par les promoteurs eux-mêmes qui sont souvent leur principal employeur.

Comment se fait-il que les éoliennes qui sont souvent implantées dans des zones fortement peuplée en oiseaux et chauve-souris, il n’y ait pratiquement jamais de demande de dérogation entraînant obligation d’instruction par le Conseil National de la Protection de la Nature? La réalité, c’est que les études sous-estiment les impacts sur les espèces protégées, car la procédure de demande de dérogation entraînerait de fait l’obligation d’approfondissement de l’étude d’impact sur la biodiversité. La conséquence en serait au moins un an d’études complémentaires ainsi qu’un gros risque de refus. La dérogation ne peut être accordée que si l’impact sur les populations d’espèces protégées n’est pas significatif ET si le projet est “d’intérêt public MAJEUR”.

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